Écrire un reggaeton : rythme dembow, accords, flow et refrain
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Comment écrire un reggaeton : le rythme dembow entre 88 et 100 BPM, quatre accords mineurs, flow et rimes, un refrain qui reste, un exemple original et une maquette.
Pour écrire un reggaeton, fais tourner un rythme dembow entre 88 et 100 BPM, pose dessous quatre accords mineurs (i–♭VI–♭III–♭VII, par exemple Lam–Fa–Do–Sol) et cherche le flow avant les mots : marmonne des rythmes sur la boucle jusqu’à ce que tes syllabes accentuées tombent sur la grosse caisse et sur les coups de caisse claire du dembow. Écris ensuite un refrain autour d’un hook de deux à quatre mots, un couplet plein de détails concrets avec des rimes qui s’enchaînent sur plusieurs lignes, et un pré-refrain où la batterie se coupe pour que le refrain frappe plus fort. L’ordre classique : intro, couplet, pré-refrain, refrain, couplet, refrain. Si tu écris à plusieurs, remplis un split sheet avant que quiconque quitte la séance.
Au programme : le dembow en exemple audio et en grille, des boucles pour le lecteur de suites d’accords gratuit, une chanson originale écrite pour cet article et les étapes d’une première maquette.
Le reggaeton en un tableau : ce qui définit le genre
Le reggaeton est né à Porto Rico au début des années 1990, à partir du reggae en espagnol venu du Panama et du dancehall jamaïcain, et « Gasolina » (2004), de Daddy Yankee, lui a ouvert les portes du reste du monde. C’est aujourd’hui un genre mondial : Bad Bunny a été l’artiste le plus écouté sur Spotify dans le monde en 2020, 2021, 2022 et de nouveau en 2025. Pas besoin d’habiter San Juan ou Medellín pour en écrire un, mais mieux vaut connaître les codes avant de les tordre.
| Élément | Le choix typique du reggaeton | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Rythme | Dembow : grosse caisse sur chaque temps, caisse claire en 3+3+2 | C’est sa signature ; la voix se cale dessus |
| Tempo | Environ 88–100 BPM, certains titres récents à 110 ou plus | Assez lent pour danser et placer des mots |
| Accords | Une boucle de deux à quatre accords mineurs | Le beat et la voix portent le changement |
| Forme | Intro, couplet, pré-refrain, refrain, couplet, refrain | Le couplet raconte, le refrain répète |
| Voix | Couplets rappés ou mi-chantés, refrain chanté, ad-libs | Beaucoup passent du rap à la mélodie |
| Hook | Une phrase courte répétée deux à quatre fois | On la chante dès la première écoute |
| Langue | Surtout l’espagnol, souvent mêlé d’anglais | Écris dans la langue que tu maîtrises |
Comme références de style, écoute comment Daddy Yankee et Don Omar posent sur un dembow presque nu, comment J Balvin et Karol G réduisent un refrain à quelques mots et comment Bad Bunny passe du rap à la mélodie au milieu d’un même couplet. Emprunte la manière, jamais les phrases.
Écoute le dembow : le rythme sous chaque reggaeton
Lance la lecture et suis les minutages. C’est un court exemple pédagogique synthétisé, pas une production finie.
Après le décompte (0:00–0:02), Lam arrive vers 0:03, Fa à 0:05, Do à 0:08 et Sol à 0:10, puis la boucle reprend de 0:13 à 0:23 environ. La grosse caisse et le clavier frappent les quatre temps de chaque mesure. La caisse claire, non : elle tombe juste avant le 2 et sur le « et » du 2, puis juste avant le 4 et sur le « et » du 4. Ce « boum… tcha-boum-tcha » un peu boiteux, c’est le dembow.
Voici une mesure sur une grille de doubles croches (X = un coup, + = le « et ») :
compte 1 . + . 2 . + . 3 . + . 4 . + .
kick X . . . X . . . X . . . X . . .
caisse . . . X . . X . . . . X . . X .
hi-hat X . X . X . X . X . X . X . X .
Compte chaque demi-mesure en doubles croches à partir de la grosse caisse : trois jusqu’au premier coup de caisse, trois jusqu’au second, deux jusqu’à la grosse caisse suivante. Ce regroupement 3+3+2, c’est le tresillo, la base rythmique du dembow. Le nom vient de « Dem Bow », un morceau de dancehall de Shabba Ranks du début des années 1990. Son riddim, attribué au duo jamaïcain Steely & Clevie, et un morceau dub intitulé « Pounder » ont été tellement samplés par les producteurs portoricains que le motif est devenu la colonne vertébrale du genre. En République dominicaine, le même rythme, joué plus vite et plus brut, a donné un genre à part, le dembow dominicain : voilà pourquoi « dembow » peut désigner le beat ou ce style.
Étape 1 : choisis le tempo et fais tourner quatre accords mineurs
La plupart des reggaetons se situent entre 85 et 100 BPM, selon le guide de production de MusicRadar, et « Despacito » tourne à 89. Le bas de la fourchette (88–92) va bien aux titres romantiques ou mélancoliques ; entre 95 et 100, on se rapproche du club. Si une idée romantique te demande un groove encore plus doux et des accords de septième à la place des triades mineures, tu glisses vers le R&B : lis comment écrire une chanson R&B. Si un morceau de référence te trotte dans la tête, tape son tempo dans le métronome en ligne avec tap tempo, et lis ce qu’est le BPM si le tempo et la sensation ne collent pas.
L’harmonie tient souvent en une courte boucle mineure qui ne change jamais. Ces quatre-là couvrent l’essentiel, toutes avec la batterie dembow :
| Boucle | En la mineur | Couleur | Ouvre-la |
|---|---|---|---|
| i–♭VI–♭III–♭VII | Lam–Fa–Do–Sol (Am–F–C–G) | La classique : mélancolique mais dansante | Boucle à 92 BPM |
| i–♭VII–♭VI–♭VII | Lam–Sol–Fa–Sol (Am–G–F–G) | Plus sombre, hypnotique, jamais tout à fait résolue | Boucle à 95 BPM |
| i–♭VII–♭VI–V | Lam–Sol–Fa–Mi (Am–G–F–E) | Couleur espagnole de la cadence andalouse | Boucle à 90 BPM |
| i–i–iv–iv | Lam–Lam–Rém–Rém (Am–Am–Dm–Dm) | Deux accords, toute la place pour la voix | Boucle à 96 BPM |
La première s’écrit souvent i–VI–III–VII. « Despacito » repose dessus en si mineur, Sim–Sol–Ré–La (Bm–G–D–A) : écoute-la dans cette tonalité à 89 BPM. Une boucle aussi courante n’appartient à personne ; ce qui rend la chanson tienne, c’est ta mélodie et ton texte. L’article sur les suites d’accords pour composer fait entendre ces accords en arpège lent puis sur le dembow : une bonne part du genre tient au groove. Si le refrain est trop grave ou trop aigu pour ta voix, change la tonalité dans le lecteur en gardant les degrés, ou vérifie dans quelle tonalité chanter.
Étape 2 : trouve le flow avant d’écrire les mots
Le flow, c’est le rythme de tes syllabes contre le beat, et dans le reggaeton il compte autant que la mélodie. La plupart des artistes du genre rappent plus qu’ils ne chantent, et beaucoup alternent : rappe ou mi-chante le couplet, chante le refrain, c’est un bon point de départ.
- Fais tourner la boucle avec le dembow et marmonne sur « da » et « ta » pendant cinq minutes, en enregistrant tout avec ton téléphone.
- Vise la grosse caisse, qui frappe chaque temps, avec tes syllabes accentuées, et laisse les petites levées tomber sur les coups de caisse claire : chaque phrase penche ainsi vers le temps suivant.
- Varie la densité. Une rafale de doubles croches à 92 BPM, c’est environ six syllabes par seconde : garde-la pour une ou deux lignes, puis tiens un mot. Des doubles croches sans pause fatiguent l’oreille et ton souffle.
- Commence tes phrases à des endroits différents : sur le 1, sur la caisse juste avant le 2 ou après un silence. Entrer en retard, après le premier temps, fait partie des habitudes du genre.
- Ensuite seulement, glisse des mots dans le rythme que tu préfères.
La rime fait aussi partie de la percussion. Un couplet de reggaeton garde souvent le même son de rime sur quatre lignes ou plus, avec des rimes internes entre les deux. En français, l’accent tombe sur la dernière syllabe prononcée du groupe de mots : c’est une chance, parce que la fin de ta phrase peut atterrir pile sur un temps fort. Pense seulement au e muet, qui ajoute une syllabe chantée devant une consonne. Pour que la rime ne sonne pas forcée, lis comment rimer dans une chanson. Le dictionnaire de rimes te donne des chaînes entières, et le compteur de syllabes garde tes lignes parallèles à une ou deux syllabes près. Pour compter les mesures et trouver le placement, lis écrire sur une instru ; pour des couplets plus denses, écrire un texte de rap.
Étape 3 : écris un refrain qu’on chante dès la première écoute
Le refrain n’a qu’un travail : une phrase courte que les gens peuvent te renvoyer en criant.
- Fais du titre le hook. Deux à quatre mots, avec une voyelle ouverte que tu peux tenir.
- Cale-le sur le dembow. Essaie la levée sur le coup de caisse juste avant le 2 et la syllabe forte sur le 2, puis pareil juste avant le 4 et sur le 4.
- Répète-le deux à quatre fois en huit mesures. Seules les lignes qui répondent entre deux hooks changent.
- Chante plus haut et sur moins de notes que le couplet. Moins de mots, des notes plus longues.
- Laisse de la place aux ad-libs. Les cris et les échos courts entre les lignes font partie du hook.
- Coupe la batterie juste avant. Enlève le dembow, ou au moins la grosse caisse, dans le pré-refrain, et ramène-le en entier sur le premier temps du refrain.
Le guide pour écrire un refrain propose huit techniques et un test, et celui sur le hook t’aide à vérifier qu’une phrase reste en tête. Écrire une chanson pop suit la même logique du titre d’abord, avec des accords majeurs et un rythme plus droit.
Étape 4 : construis la forme
La forme classique du reggaeton : intro, couplet, pré-refrain, refrain, couplet, refrain. À 92 BPM, une mesure dure environ 2,6 secondes, ce qui donne cette ligne du temps :
| Section | Mesures | À 92 BPM | Son rôle |
|---|---|---|---|
| Intro | 4 | 0:00–0:10 | Le beat, la signature du producteur ou un bout du hook |
| Couplet 1 | 16 | 0:10–0:52 | La situation, rappée ou mi-chantée |
| Pré-refrain | 8 | 0:52–1:13 | Le dembow se coupe, la mélodie monte |
| Refrain | 8 | 1:13–1:34 | Le hook quatre fois, beat complet |
| Couplet 2 | 16 | 1:34–2:16 | Des détails nouveaux, ou le couplet d’un invité |
| Refrain | 8 | 2:16–2:37 | Les mêmes mots, plus d’ad-libs ou une deuxième voix |
| Outro | 4 | 2:37–2:47 | Le hook seul, ou le beat qui s’éteint |
Soit 64 mesures, environ 2:47. Un second pré-refrain avant le dernier refrain ajoute 21 secondes. Si ton premier refrain arrive trop tard, raccourcis le couplet 1 à huit mesures ou ouvre sur le hook : la forme « Reggaeton / urbain » du planificateur de structure commence par un pré-refrain et atteint le refrain à 0:31, avant le premier couplet. Le guide sur la structure d’une chanson la compare aux formes pop et rap.
Exemple complet : « Dernier métro »
Un premier jet écrit pour cet article sur Lam–Fa–Do–Sol à 92 BPM. Le couplet est mi-rappé sur le dembow complet, le pré-refrain passe à Rém–Fa–Sol–Mi sans batterie (fais tourner le pré-refrain) et le refrain ramène le beat.
Couplet 1 (Lam–Fa–Do–Sol, une ligne par mesure)
Minuit quarante, t’as ton manteau sur le bras,
tes potes sont déjà en bas, ils crient « on y va »,
le DJ du bar passe un son qu’on connaît pas,
et toi tu restes là, et je devine pourquoi.
Sur ton téléphone, l’appli dit « dernier départ »,
quatre minutes, c’est jouable, mais il est déjà tard,
on se regarde, on sait que c’est pas un hasard,
le son repart, et personne ne baisse le regard.
Pré-refrain (Rém–Fa–Sol–Mi, sans batterie)
En bas, les grilles vont fermer,
les derniers wagons vont filer,
on les sent passer sous nos pieds,
et on laisse partir le dernier.
Refrain (Lam–Fa–Do–Sol, dembow complet)
Dernier métro, dernier métro,
on le laisse partir sans dire un mot,
dernier métro, dernier métro,
il nous reste la nuit et le tempo.
Dernier métro, dernier métro,
les quais sont vides, il fait encore chaud,
dernier métro, dernier métro,
on rentrera à pied, il fera jour bientôt.
Ce que fait chaque partie :
- Couplet : des détails concrets (le manteau sur le bras, les potes en bas, l’appli, les quatre minutes) et aucun sentiment nommé. Quatre lignes en « -a », puis quatre en « -ar » : cette chaîne donne son rebond au couplet. Commence « Minuit quarante » après le 1 pour que la phrase pousse vers le 2.
- Pré-refrain : la batterie se tait, le Mi tire vers Lam et le dernier mot, « dernier », annonce le titre juste avant le retour du beat.
- Refrain : « der-nier mé-tro » accentue sa dernière syllabe, comme tout groupe de mots en français. « Mé » tombe sur le coup de caisse juste avant le 2 et « tro » sur le 2, puis pareil juste avant le 4 et sur le 4 : le mot danse sur le « tcha-boum » du dembow. Le double « dernier métro » revient quatre fois en huit mesures ; seules les réponses changent, toutes en « -o ».
- Ensuite : le couplet 2 peut raconter la marche jusqu’au lever du jour, ou passer le micro à l’autre personne pour sa version de la nuit. Le refrain reste mot pour mot.
Les erreurs fréquentes quand on écrit un reggaeton (et comment les corriger)
| Symptôme | Cause probable | Correction |
|---|---|---|
| Ça sonne comme de la pop sur une boucle de batterie | Chaque phrase démarre sur le 1 | Démarre sur la caisse ou après un silence |
| Le refrain ne décolle pas | Aucun contraste avant | Coupe le beat au pré-refrain, ramène-le sur le 1 du refrain |
| Le couplet t’essouffle | Des doubles croches du début à la fin | Alterne rafales et mots tenus ; respire toutes les deux mesures |
| Le groove traîne ou se précipite | Tempo choisi par habitude | Essaie 88–92 pour le mélancolique, 95–100 pour la piste |
| Le hook ne reste pas | Trop long, ou des mots nouveaux à chaque fois | Deux à quatre mots, répétés à l’identique |
| Ça ressemble à un tube connu | Même mélodie et même phrasé que la référence | Garde le tempo et la boucle, écris une autre mélodie |
Écrire à plusieurs : le split sheet, le jour même
Le reggaeton s’écrit presque toujours en équipe : un producteur fait le beat, une ou plusieurs personnes écrivent la mélodie et le texte par-dessus, et un invité peut ajouter un couplet. « Despacito » crédite trois auteurs (Luis Fonsi, Erika Ender et Daddy Yankee), et « Envolver », d’Anitta, en crédite cinq. Avant la fin de la séance, note sur un split sheet qui a écrit quoi (beat, mélodie, texte, hook), les pourcentages convenus et la date, et fais-le signer par tout le monde.
L’article qu’est-ce qu’un split sheet explique comment producteurs et topliners se partagent souvent une chanson et ce que change un sample, et celui pour déposer une chanson couvre l’étape suivante, à la Sacem notamment. Ce n’est pas un conseil juridique, juste l’habitude qui évite la plupart des disputes. Deux réflexes de plus : programme ton propre dembow au lieu de sampler un vieux disque, ce qui exige l’accord de ses ayants droit, et ajoute au split sheet l’invité qui écrit son couplet avant la sortie.
Enregistre ta première maquette de reggaeton aujourd’hui
Une première maquette n’a que trois choses à prouver : le flow est posé sur le beat, le hook reste et la forme tient debout.
- Ouvre ta boucle dans le lecteur au tempo final avec la batterie dembow, sur un ordinateur portable ou une tablette.
- Enregistre toute la chanson une fois avec ton téléphone, à 15–20 cm de la bouche, la boucle jouée doucement par les haut-parleurs. Une seule prise, erreurs comprises.
- Enregistre le couplet deux fois de plus : une fois rappé, une fois mi-chanté.
- Enregistre le refrain trois fois avec des mélodies différentes, puis une passe d’ad-libs seuls.
- Réécoute le lendemain. Si tu ne peux pas rechanter le hook après une écoute, raccourcis-le.
Pour une version avec la voix et le beat sur des pistes séparées, la production se fait dans un logiciel de MAO comme GarageBand ou BandLab. Le guide pour enregistrer une chanson avec ton téléphone couvre la distance, les niveaux et le bruit de la pièce.
Où intervient Zoundroom : le beat, le flow et chaque prise du refrain
Zoundroom ne fabrique pas de beats, ne joue pas de boucles et ne produit pas ton morceau. Ce n’est pas un logiciel de MAO complet : son éditeur multipiste te laisse enregistrer tes flows par-dessus le beat, jusqu’à 8 pistes, avec égaliseur, compression et delay, mais sans correction de justesse ni réverb, donc le mix final et le traitement poussé de la voix se font dans GarageBand, BandLab ou une application du même type. En revanche, il garde ensemble les pièces d’un reggaeton pendant que tu l’écris, parce que chaque chanson y est un projet avec ses enregistrements, ses paroles, ses notes et ses fichiers. Crée un projet « Dernier métro », note la boucle en haut d’une note (« la mineur, 92 BPM, i–♭VI–♭III–♭VII, dembow »), écris le couplet dessous et, pendant que la boucle tourne dans le lecteur, enregistre tes flows marmonnés dans cette note avec ton téléphone : chaque prise arrive au curseur, juste sous les lignes qu’elle concerne. Importe le beat du producteur dans le même projet, range le split sheet signé en PDF avec les fichiers de la chanson (l’import de PDF demande Pro) et retrouve le tout plus tard sur iOS, Android ou le web. Avec Free, tu partages un projet avec deux artistes au maximum ; Pro passe à quatre et ajoute les commentaires horodatés, pour que le producteur pointe la seconde exacte où le flow traîne (s’il a aussi Pro ou Band). Auralis, l’assistant de l’app, peut te suggérer du vocabulaire, des lignes alternatives ou une structure sous forme de texte, jamais d’audio. Prochaine étape : crée aujourd’hui le projet avec ton hook comme titre et enregistre trois versions du refrain dans cette note.
Questions fréquentes
Quel est le BPM d’un reggaeton ?
La plupart des reggaetons tournent entre 85 et 100 BPM, et la zone 88–96 est confortable pour commencer à écrire ; « Despacito » est à 89. Certains titres récents montent à 110 ou plus, et le dembow dominicain joue le même rythme encore plus vite.
C’est quoi, le rythme dembow ?
C’est le motif de batterie du reggaeton : grosse caisse sur chaque temps et caisse claire en figure 3+3+2, qui tombe juste avant le 2 et le 4 et sur le « et » du 2 et du 4. Il tire son nom de « Dem Bow », un morceau de dancehall de Shabba Ranks du début des années 1990. Tu peux le mettre sous n’importe quels accords dans le lecteur de suites d’accords.
Quels accords utilise-t-on dans le reggaeton ?
Surtout des boucles courtes en mineur. La plus courante est i–♭VI–♭III–♭VII (Lam–Fa–Do–Sol, aussi notée i–VI–III–VII) ; on trouve aussi i–♭VII–♭VI–♭VII, la cadence andalouse i–♭VII–♭VI–V et des boucles de deux accords comme Lam–Rém. Beaucoup de chansons gardent une seule boucle du début à la fin et créent le contraste en coupant la batterie.
Peut-on écrire un reggaeton en français ?
Oui. Le dembow, la boucle et le flow fonctionnent dans n’importe quelle langue, et beaucoup de tubes du genre mélangent déjà l’espagnol et l’anglais. Écris dans la langue que tu maîtrises et laisse le rythme faire le travail du genre. Si tu ajoutes des phrases en espagnol, fais-les relire par quelqu’un dont c’est la langue maternelle, pour que l’argot et les accents sonnent juste.
Comment écrire les paroles d’un reggaeton ?
Pars du rythme : marmonne sur le beat jusqu’à trouver un flow, puis mets-y des mots. Réduis le refrain à un titre court répété deux à quatre fois, écris le couplet avec des détails concrets et des rimes enchaînées, et fais tomber chaque syllabe forte sur la grosse caisse ou sur un coup de caisse claire.
Sources
Toutes les pages ont été consultées le 28 septembre 2026.
- Wikipédia (en anglais), « Reggaeton » : origine à Porto Rico à partir du reggae en espagnol du Panama et du dancehall jamaïcain ; le rythme 3+3+2 (tresillo) du dembow sur une grosse caisse en 4/4 ; structure couplet–refrain–pont avec des hooks répétés ; la plupart des artistes rappent plutôt qu’ils ne chantent et beaucoup alternent ; « Gasolina » (2004) comme porte d’entrée mondiale. wikipedia.org
- Wikipédia (en anglais), « Dembow beat » : le nom vient de « Dem Bow » de Shabba Ranks ; le riddim « Fish Market » (Pocoman Jam) de Steely & Clevie et « Pounder (Dub Mix II) » ; le rythme croisé 3+3+2 ; le dembow comme percussion centrale du reggaeton. wikipedia.org
- Wikipédia (en anglais), « Dominican dembow » : un rythme dembow accéléré, alors que le reggaeton standard l’utilise à un tempo plus lent. wikipedia.org
- MusicRadar (Future Music), « Beat Building: how to make a reggaeton beat » (17 août 2022) : tempos généralement entre 85 et 100 BPM, certains titres récents à 110 ou plus ; grosse caisse sur les quatre noires ; coups principaux de caisse claire sur les doubles croches 4, 7, 12 et 15. musicradar.com
- Wikipédia (en anglais), « Despacito » : si mineur, 89 BPM, Sim–Sol–Ré–La, reggaeton et pop latine ; auteurs Luis Fonsi, Erika Ender et Daddy Yankee. wikipedia.org
- Wikipédia (en anglais), « Envolver » : titre de reggaeton en espagnol d’Anitta, avec cinq auteurs crédités. wikipedia.org
- Spotify Newsroom, « The Top Artists, Songs, Albums, Podcasts, and Audiobooks of 2025 » (3 décembre 2025) : Bad Bunny artiste le plus écouté au niveau mondial pour la quatrième fois, après 2020, 2021 et 2022. newsroom.spotify.com